1825 - 1870

1825

Naissance à Calais d’Augustin MÉQUIGNON, fils d’un boulanger (Auguste) attaché à la Manutention militaire.

1840

Augustin MÉQUIGNON entre au séminaire

1849

Il est ordonné prêtre et nommé Curé d’ÉLANCOURT

Un aumônier des prisons lui avait dépeint, alors qu’il était séminariste, la détresse de tant d’orphelins jetés très jeunes sur le pavé des rues ou des campagnes et dont le malheur et la haine faisaient des voleurs et des assassins.

Confronté à ces faits dans le cadre de sa mission apostolique, il décide de fonder un Orphelinat.

A partir de 1858, il essaie de réaliser son projet et réussit à convaincre le Préfet de Seine et Oise et l’Évêque de Versailles qui lui donnent leur accord.

N’ayant d’autres ressources que son traitement de curé, il se met à quêter inlassablement dans toute la région, avec l’autorisation des autorités civiles et ecclésiastiques, dans le but de recueillir, d’entretenir et d’élever des orphelins du Département.

1859 (25 Mars)

Ouverture par l’Abbé MEQUIGNON de « La Chaumière des Bois » à ÉLANCOURT sur le site qui restera celui de la Fondation avec 6 orphelins. Son père les gardait durant la journée, pendant que lui-même parcourait les chemins à la recherche des petits et des grands donateurs.

1860

JPG - 268.5 ko

Certaines personnes craignirent que notre Abbé ne recueille des fonds qui allaient habituellement aux oeuvres du département ou aux bonnes oeuvres de l’Évêché et s’en plaignirent aux autorités. Mais le Préfet ne résista pas longtemps devant la douceur et la générosité de ce pauvre curé de campagne qui fût finalement autorisé à continuer ses quêtes.

A la fin de cette année 1860, il y a 60 enfants dans la Chaumière qui ne peut tous les contenir et il faut bâtir une maison qui existe encore (Bâtiment administratif après avoir été entre-temps « la communauté » demeure et lieu de réunion des sœurs).

Ne pouvant plus assumer seul les tâches que lui imposent ces nombreux enfants, il demande et obtient l’aide des sœurs de Saint Vincent de Paul.

A l’origine, trois sœurs furent affectées à la Chaumière dont Sœur Gabrielle (née Laure GABILLOT en 1830) qui apporta sa fortune et celle de sa famille qui servit à la construction de l’orphelinat.

Celui-ci est alors en pleine croissance et compte une centaine d’enfants.

Il fallut une fois de plus songer à agrandir les bâtiments et l’Abbé MÉQUIGNON fit appel à un ami d’enfance, l’architecte Calixte Le Brun, qui avait construit l’Hôpital de Versailles.

1862

L’Académie Française décerne à l’Abbé MÉQUIGNON le prix Montyon avec un chèque de 1 000 francs sur le rapport de M. De Montalembert.

« La Chaumière des Bois » devient l’Orphelinat de l’Assomption.

1863-1869

Réalisation d’un corps de bâtiment au fond du vallon. L’une des ailes constitue le bâtiment administratif actuel, avec en son milieu une chapelle aujourd’hui désaffectée.

JPG - 125.8 ko
Orphelinat de l’assomption

Cette construction peut abriter 300 enfants et elle est menée à bien grâce à une subvention de l’Etat et du Conseil Général obtenue avec l’appui de M. De Breteuil et qui fut versée à l’Orphelinat jusqu’en 1890.

Par décret de l’Empereur Napoléon III du 7 Avril 1866, l’Orphelinat de l’Assomption d’ÉLANCOURT est reconnu d’utilité publique ce qui va permettre à la Fondation A. MÉQUIGNON d’acquérir une personnalité juridique et de recevoir dons et legs.

- La fondation en date : 1870 - 1930